samedi 20 février 2010

Heaven's Boulevard

On a dansé sur le corps de Kenny.



Puis je suis allé au barbecue de l'Elysée,


Katerine - Le barbecue à L'Elysée

Où j'ai croisé Lady Diana qui..."venait de rapporter que de son dernier voyage en bateau-mouche sur la Seine (cela devait s'être produit en 1988, calculerait-elle) elle ne se souvenait essentiellement que des ponts romantiques illuminés dans la nuit et du pâté de foie gras. A présent, il ne manque que le pâté, ajouta-t-elle et elle lança un petit rire que Camille jugea nerveux."


Julian Rios - Pont de l'Alma

C'est alors que le diable m'a tendu une boule de gomme.


Diabologum - Heaven's Boulevard

jeudi 24 juillet 2008

Les nuits de la pleine lune personne ne dort



Enfin vu « Les nuits de la pleine lune ». Georgia m’avait soufflé qu’il fallait que je le vois, parce que le film était plein de « jeunes gens modernes » et qu’on y dansait sur Elli et Jacno (on aperçoit même Elli, à un moment, très belle et très jeune, sur le côté droit de l’écran, long nez aquilin, robe de collection et pas de danse assurés, maîtresse en son Paris). Et c’est vrai que certains danseurs y ressemblent un peu trop à ceux que je croise aujourd’hui (forte impression, à la limite du malaise, de voir le présent dans une œuvre passée, anachronisme et actualité mêlées, inédit). Peut-être y trouvait-elle d’autres motifs d’intérêt pour moi. J’avais laissé passer paresseux, jusqu’à ce qu’on me vole mon album de Jacno pendant une fête, alerte à prendre au mot donc, toujours un peu en retard, malheureusement. Enfin vu donc, et reconnu cette femme, la femme, cette « esclave qui cherche un maître sur lequel elle puisse régner », cette « menteuse, qui dit toujours la vérité ». Très forte. Mais tellement faible.

Lucchini, séduit et cynique, lui crache assez tôt : « En apparence, tu es quelqu’un d’éthéré, mais en réalité tu es quelqu’un de pratique, de physique, de matériel ». Et en effet, l’air d’innocence enfantine, la candeur virginale, la hauteur désincarnée et le phrasé d’éternelle actrice recèlent une profonde vanité, qui lui fait perdre tout quand elle voulait tout avoir.

Un dard me pique. C’est un souvenir.

Les nuits de pleine lune, personne ne dort.



Pascale Ogier, odieuse Louise ici mais parfaite décoratrice du film, met du Mondrian sur les murs de l’appartement de banlieue, ville nouvelle en 1979, morne Marne La Vallée, que construit son vouloir-être-mari, Tcheky Karyo. Rohmer, interviewé et décevant, n’y voit (ou fait semblant) aucun lien avec son scénario. Pourtant, chez Mondrian, les lignes verticales sont les hommes et les lignes horizontales sont les femmes. Leurs rencontres font les angles droits de la modernité, de l’architecture nouvelle, qui encadre (mais jamais n’encercle) les couleurs et les vivants. (Lucchini, drôle : « Et s’il devait construire une prison, est-ce qu’il y vivrait aussi ? »). Rohmer heureusement, met des couleurs partout (des écharpes, principalement) sur ce fond pré-80’s gris et noir. Elles éclatent, vives et primaires, comme des motifs abstraits sur l’écran, qui devient un aplat.

Froideur de la diction et incapacité à ressentir sont ainsi illustrées par les motifs géométriques, la disposition des objets, l’arrangement des couleurs. Comme un intérieur bien ordonné (un peu comme un jeu de Tétris, aussi). Les jeunes gens modernes ne sont pas réactionnaires, ils ne font que sans cesse revivre la même vie.
Où est le futur ? Il est derrière toi.

Pourquoi se placer ici ? Parce que les couleurs et les sentiments complémentaires nourrissent les chansons.

vendredi 4 juillet 2008

jeudi 5 juin 2008

Midi / La stéréo est une étoile / Minuit

A minuit dix, je suis passé sur France Culture, pour chanter et parler des "films cultes". Il y avait Beinex et Kounen, et j'ai placé quelques mots sur les "sociétés secrètes", "Mods" et sur "L'Ethique" de Spinoza. J'aurais bien aimé parler du "culte" en général, qu'il faut "cultiver" sa relation à l'objet de culte, et le faire "fructifier", comme je l'ai fait enfant avec les Beatles. Mais c'était un peu n'importe quoi, après le cocktail champagne-citron-pressé-vodka, et j'ai chanté faux au début de "D'ailleurs". A la fin, j'ai demandé à Kounen s'il allait adapter "L'incal" de Jodorowsky et Moebius au cinéma, mais il m'a dit que ça coûterait des millions et que personne ne pouvait produire un film pareil. J'étais bien triste car "L'Incal" m'a initié (sans que je le sache) aux mystères de la Gnose, notamment, et donc aussi à la stéréo, selon Jean Luc Godard :



La stéréo, ce sont deux triangles isocèles qui fusionnent et ça fait l'étoile de mon copain David. "L'Incal" en donne une représentation en trois dimensions, c'est original. C'est aussi votre oreille droite (votre cerveau droit) et votre oreille gauche (votre cerveau gauche). Et surtout, c'est Ici et Maintenant.




Ici et Maintenant, sous le soleil exactement, sur le filet, match nul, à midi.

Ping.

"Lorsque le masculin a atteint sa puissance la plus grande, la force obscure du féminin croît à l'intérieur de lui, car à midi la nuit commence, le masculin se brise et devient féminin."

Pong.

Et à minuit ?
Et à minuit dix ?

mercredi 4 juin 2008

Le monde est merveilleux



Je me suis souvenu en les voyant ce soir à la Villette que j'avais oublié de les remercier pour m'avoir inspiré ma chanson, dans les notes de pochettes. Yo La Tengo reprend aussi ce morceau pendant leurs concerts. C'est Boogie Boy qui a chanté, avec son masque, sa petite voix d'enfant et ses bons sentiments. Un message d'amour. Je ne comprenais pas tout ce qu'il disait, parce que je suis en pleine dé-volution, je deviens analpha-bête. J'ai croisé des gens de la profession qui parlaient en langage SMS et qui riaient en me regardant en coin. Qui a dit que le cynisme était un stade avancé du capitalisme ? Il parait que, à cause de la mauvaise bouffe et des ondes electro-magnétiques, les américains rapetissent. Et aussi qu'ils meurent plus jeunes qu'avant, que l'espérance de vie décroit. Ici, on continue de supprimer des postes dans l'éducation nationale.



Devo étaient des prophètes, des visionnaires. Ils reviennent aujourd'hui quand tout le monde rapetisse, et on peut prendre leurs chansons au premier degré, au pied de la lettre, danser comme des singes, se jeter des os, parler par bribes et onomatopées, au milieu des sirènes et des explosions. Devo est partout.



Ce ne sont pas des lunettes noires pour se protéger de la lumière trop forte. Ce sont des lunettes opaques, qui permettent de ne plus rien voir du tout.



Metronomy leur ont tout piqué, c'est pour ça que je les adore. Pendant le concert, Caroline disait que ça lui faisait penser aux camps de concentration. Si l'époque est postmoderne, elle est aussi forcèment postnazie, c'est pour ça.

A part ça, le monde est vraiment merveilleux.

mardi 27 mai 2008

Le sablier est au fond du couloir




Vous ne rateriez pas un éléphant dans un couloir ?

Alberti: "Le tableau est une intersection plane de la pyramide visuelle."

"Dans "La perspective comme forme symbolique", Erwin Panofsky estime que la première peinture représentant une perspective entièrement monofocale centralisée, pour le pavement uniquement est "L'Annonciation" peinte par Ambrogio Lorenzetti en 1344.
Pour Panofsky la perspective est la forme symbolique, la forme a laquelle est attachée intimement le concept d'une vision déthéologisée du monde. Plus simplement, la perspective est la forme symbolique d'un monde d'où Dieu se serait absenté, et qui devient un monde cartésien, celui de la matière infinie. Les lignes de fuite d'une perspective sont parallèles et se rejoignent en réalité dans l'infini, le point de fuite est donc à l'infini. Panofsky soutient que la perspective est le forme symbolique d'un univers déthéologisé, où l'infini n'est plus seulement en Dieu, mais réalisé dans la matière en acte sur la terre."

mercredi 21 mai 2008

Hic et nunc




"La vraie pop a redéfini le sublime comme ce qui se manifeste dans le temps d'une apparition, le temps d'une disparition – elle a redéfini le sublime comme une question de moment" (Greil Marcus)

Il a bu la tasse/Il est des notres/One of us/Il a bu son verre comme les autres



Les Beatles vont chez un dentiste qui met du LSD dans leur café. Ils vont ensuite en boîte de nuit et croient que l'ascenseur les emmène en enfer. Helter Skelter. Faire l'amour dans un ascenseur.
A Syd Barrett, on met du LSD dans son café pendant une semaine, à son insu. Il ne comprend pas pourquoi cet état ne s'arrête pas. Il ne s'est jamais arrêté. Wined and dined. Il faut éviter le café, qui est un dangereux excitant.

mardi 20 mai 2008

Allez comprendre






Je suis tout neuf



J'ai horreur du chanteur M, j'ai horreur des manipulations de foule, j'ai horreur de M6 (Aime-le-diable), j'ai horreur de l'amour est un très beau film de Laurence Ferreira-Barbosa qui raconte la résistance d'un type contre le fascisme et on dit de lui "Il est fou". D'ailleurs, il meurt à la fin et tout est bien qui finit bien pour les nazis.

Ce qui est en haut est en bas/Up and Down/


Ego Trip


Chanteur de charme barbu, Wilfried* sort un album de pop française, yéyé psyché, album miroir, D’ailleurs. Journaliste à Chronic’art, Wilfried Paris l’interviewe. En fait, il est tout seul. Interview auto-promo complétement schizo (version intégrale de l'interview parue dans Chronic'art #45).

Wilfried Paris : Tu sors un album de pop française sous le nom de Wilfried* et je suis également critique musical sous le nom de Wilfried Paris. On s’auto-interviewe dans Chronic’art. Il n’y a pas conflit d’intérêts ? On est pas un peu schizo ?

Wilfried* : Si, complètement. Et c’est pourquoi il n’y a pas de conflit d’intérêts. Nous sommes deux personnes différentes. Qu’en penses-tu toi ?

Wilfried Paris : Je pense que personne ne pourrait t’interviewer mieux que moi. Donc, on dégagera sans doute quelques vérités sur ton travail artistique, ce qui est le but de tout journaliste qui se respecte, il me semble. Cet entretien sera agréable à écrire comme exercice de style et nous permettra aussi de parler des rapports compliqués entre la création et la critique. Et puis, je pense que l’auto-interview illustre parfaitement le propos de ton disque.

Wilfried* : Je suis d’accord : cette interview représente aussi à sa manière la schizophrénie, ou la dualité, évoquée dans mon disque : D’ailleurs est organisé en deux parties autour d’un morceau central, un morceau miroir, la plage 8, intitulée ∞. De chaque côté, sept titres se répondent symétriquement autour de ce morceau axial. Ainsi, Dos à dos, deuxième titre, renvoie symétriquement à Le Ping Pong, avant dernier titre. D’un côté on se tourne le dos, de l’autre on se fait face. L’album raconte le parcours de cet état à cet autre état, comme une sorte de passage de miroir (il y a de nombreuses références à Lewis Carroll) entre la personne que j’étais (il y a des morceaux qui datent de dix ans sur ce disque) et la personne que je suis aujourd’hui (ou que je voudrais être). Ce disque a été conçu formellement comme un programme (je pensais aussi à L’Ethique de Spinoza, mais ça c’est une autre histoire), un énoncé si possible performatif, dont le but est de transformer l’auditeur, de lui faire expérimenter ce passage de miroir, en quelque sorte. Même si pour l’instant, il n’y a que moi qui ai été transformé par ce disque. Je suis tout neuf.

Wilfried Paris : Je vois ça. En fait tu as appliqué ma théorie selon laquelle tous les albums sont des concept-albums ?

Wilfried* : Oui, même s’il ne s’agit que d’une proposition de concept, un concept forcément imparfait. Car le concept est bien sûr venu après l’élaboration des morceaux, qui se sont adaptés, comme dans tous les disques-concepts. Sinon, j’y aurais perdu la spontanéité que requiert l’écriture d’une chanson. Et moi-même ne suis pas certain de la signification réelle de ce disque. Je le vis parfois comme un disque idiot, narcissique, fermé sur lui-même, un solipsisme infini, complètement infernal… Mais j’espère aussi que chacun peut y trouver des sens différents (par exemple, que d’un côté comme de l’autre du miroir, il se passe exactement la même chose. La pomme est toujours dans la même main). Tous les sens en tout cas, seront justes, comme dit John Lennon.

Wilfried Paris : Moi je l’entends comme un disque transitionnel, en effet, et je suis surtout impatient d’entendre le prochain. Celui-ci me semble un peu manquer de moyens… Et puis, ça fait un peu trop variété française pour moi. En tant qu’artiste, tu fais quasiment de la variété française et moi, en tant que critique, je crache sur la variété et défend les musiques indépendantes, aventureuses, avant-gardistes. Ca ne te dérange pas, cette contradiction ?

Wilfried* : La musique que je fais est très éloignée de la musique que j’écoute (et que tu défends donc), mais c’est un choix : D’ailleurs est une sorte d’exercice de style sur l’idée de chanson pop française. J’ai essayé formellement de reproduire certains clichés de la chanson pop en français, parce que je trouvais qu’on manquait finalement, en France, de vraie pop française. On a de la chanson à texte, de la pure variété, du rock français, mais pas vraiment de pop française finalement. Par pop, j’entends, populaire, acidulée, mélodieuse, Beatlesienne. Je voulais faire des chansons d’amour comme les Beatles en faisaient à leur début, ou comme Daniel Johnston en a fait ensuite. Des chansons d’amour naïves, premier degré, presque obscènes. Au final, c’est un disque post-pop en quelque sorte, un peu comme ce que fait Ween, un disque ironique, mais sincère aussi. Ensuite, je ne fais pas ce que je veux, je fais ce que je peux. Mais j’ai des limites : je ne sais pas vraiment quels accords je joue, je ne maîtrise pas les instruments ni les logiciels, et je n’ai pas accès à un studio. Donc, même si je le voulais, en l’état actuel, je ne pourrais pas faire exactement ce que j’ai en tête. J’ai mis cinq ans pour faire mon album, tout à la maison (sauf les batteries), et le disque reflète donc un processus d’apprentissage (des instruments, de la technologie), comme un atelier, un work in progress qui se serait figé à un moment donné. Enfin, c’est un disque de rencontres, fait à plusieurs, avec mes amis, mes musiciens, et il m’échappe un peu de ce point de vue, je les ai aussi laissé faire ce qu’ils voulaient avec mes chansons. Mais il est exactement comme il devait être… Il est parfait. Et toi, tu n’as pas peur que ce disque remette en question ton objectivité en tant que critique ? Que les gens viennent te dire « comment te permets-tu de descendre mon disque alors que toi tu fais de la merde ? », par exemple ?

Wilfried Paris : Ce seront des cons. Le critique n’est pas plus objectif qu’eux lorsqu’ils te diront ça. Il donne son opinion sur un disque. Peu importe la musique qu’il essaie de produire par ailleurs. En tout cas, je suis content que tu contredises ce vieux cliché du rock-critic qui serait fatalement un « musicien frustré », en assumant que tu fais de la musique, en plus d’être journaliste. Je trouve déprimant les rock-critics qui font de la musique en catimini, ou dans leur chambre, et ne prennent pas le risque d’affronter un public. J’ai toujours pensé que le critique devait se confronter physiquement à la musique, comprendre comment ça marche, pour pouvoir mieux en parler. Et ça passe aussi par les concerts, l’expérience de la promotion d’un disque, le rapport avec les journalistes. Depuis que tu fais de la musique, je comprends beaucoup mieux les attentes qu’ont les artistes vis-à-vis de la critique. Ils ont besoin d’être soutenus. Ca me rend moins cynique quand je reçois mes cent disques hebdomadaires, j’essaie de les écouter un peu mieux, de les respecter un peu plus, en me disant qu’il y a des vies et beaucoup de travail derrière ces petites rondelles de plastique…

mardi 6 mai 2008

Je veux rire



Naïf

"Il y a quelques semaines je crois, à la mi temps d’un Barcelone Liverpool sur PES 2008, alors qu’il était certainement mené par deux buts d’écarts, Wilfried*, et alors que je le questionnais sur la sortie prochaine de son album D’ailleurs (Honey it’s me/Abeille Musique), me déclara, entre autres choses que je n’ai pas wetenues, qu’il assumait entièrement la naïveté qui pouvait se dégager de sa musique. J’avoue ne pas avoir wéellement webondi sur le moment, les discussions de mi temps, par nature, se doivent d’être courtes et surtout d’être wapidement interrompues par le coup de sifflet de l’arbitre. Néanmoins, j’ai gardé en mémoire cette phrase sans doute parce que “naïf” est le qualificatif susceptible de mieux wésumer la musique composée et interprétée par ce piétre joueur de PES. Sur ce point, la naïveté, et non la médiocrité à PES, il est à wapprocher de Jonathan Wichman: naïveté amoureuse (Dos à Dos), adolescente (Annie), enfantine (Qui est avec moi), tournée en dérision (Le Monde est merveilleux). Mais j’arrêterai là cette inventaire inutile tellement cette tonalité traverse l’ensemble de l’album. Wilfried*, en effet, essaie de nous y convaincre, nous auditeurs naïfs, de la possibilité d’une pop française à la ligne claire, d’ailleurs comme la pochette de son album D’ailleurs. A force d’écoutes, on en est à imaginer qu’il pourrait presque s’agir d’une proposition politique intempestive (Qui a dit que le cynisme était le dernier stade du capitalisme ?) surtout quand on croit déceler ici et là (Il est fou, Je marche dans la wue) quelques préceptes situationnistes (dérive et psychogéographie) et surtout de nombreuses chansons qui semblent s’être données comme fin d’abolir l’ennui."

Dumberhino sur ww2w

Plus tard je serai journaliste, disait-elle



"Avec ses chœurs à la Laurie Anderson, Wilfried* nous emmène « En Ambulance » pour nous montrer qu'il a plus d'un tour magique et mystérieux dans son disque.

Lire entre des lignes manifestement habitées par le même esprit borderline qui frappa Philippe Katerine lorsqu'il écrivit sa comptine sournoisement intitulée « Cervelle de Singe », avec le même décalage, Wilfried nous scande que « Le monde est merveilleux », d'y ajouter « pour toi, mais pas pour moi ».

D'abord, des mellotrons à nous wilsoniser dangeureusement le cerveau, ceux d'un Brian échoué avec son serpent sur les côtes hypnotisantes du Bangladesh (« Le Chanteur de Charme »),

ensuite, des échos lointains de voix enfantines qui nous bercent joliemment sur le son d'un clavecin carillonnant qui s'est échappé d'une pièce de Rameau (« Dos à Dos »),

enfin , des boucles répétant incessemment un refrain murmuré par Philipp Glass sous LSD (« Je suis une Ombre »),

Wilfried* nous offre la richesse d'un choix où la qualité n'envie rien au prix."

Bambi et les soliloques